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Préambule: Les nouvelles technologies d'interaction en art.
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Nouvelle forme d'interactivité Depuis le début des années 1990, de nombreux créateurs d'art contemporain, de musique, de théatre, de danse, d'architecture, et des arts environnementaux découvrent les technologies d'interaction à distance entre spectateur, acteurs, environnements et oeuvres. Ces technologies de temps réel, issues de recherches en informatique, robotique et vision par ordinateur, permettent toutes sortes d'interactions sans contact, en utilisant aussi bien les médias innovants que les supports traditionnels. (1)
Interaction libre et transversalité entre les arts: La particularité de ce mode d'interaction est de libérer le spectateur ou l'acteur de toute manipulation d'interface, par l'utilisation d'un dispositif sensible, réactif à un mouvement réel ou virtuel. Un tel dispositif peut se synthétiser en trois parties:
L'utilisation d'interfaces et de médias numériques permet la transmission instantanée de ces données par réseau (internet, intranet ou hertzien), ainsi que toutes sortes de pratiques transversales reliant différents champs et différents lieux de la création contemporaine. (2)
Evolutions, apprentissage, politique culturelle Dans le domaine de l'interaction, l'évolution des technologies est directement liée aux évolutions de l'industrie électronique et informatique: capteurs et caméras pour l'acquisition, ordinateurs, logiciels et interfaces pour le traitement, médias électroniques et réseaux pour la diffusion. Rien n'y est statique: les pratiques expérimentales suivent la technologie et le nombre de possibilités d'interaction s'accroit. Chaque jour voit l'arrivée d'une technologie et l'obsolescence d'une autre: impossible de concevoir une structure d'apprentissage avec une vision traditionnelle de la pédagogie, dans le domaine technologique comme dans le domaine artistique.
Veille culturelle et apprentissage. Quel créateur a le temps d'éffectuer cette veille technologique et culturelle aussi pesante ? Ou trouver les ressources pour un apprentissage permanent, un défrichage des pratiques et des modes de diffusion qu'aucune structure classique (écoles d'art, centre d'art, université, lieu de spectacle) n'est en mesure d'apporter ? Ou trouver un lieu pré-équipé pouvant accueillir aussi bien des spectacles que des expositions utilisant ces technologies ?
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(1) Ces technologies ne doivent pas être confondues avec les technologies classiques d'interaction par interface que l'on maitrise parfaitement : boutons, souris, manettes, claviers, capteurs à fils ou embarqués etc. L'interaction à distance , ou interaction sensitive,, utilise des technologies à base de capteurs (distance, présence, déplacement, son, couleur, température etc...), de système de reconnaissance par caméra et ordinateur, liés à des systèmes d'analyse temps réel. Les technologies les plus prometteuses à terme d'une dizaine d'années, sont les technologies d'analyse d'image et son par ordinateur, actuellement utilisées sur quelques spectacles et installations expérimentales. On a pu en voir récemment à Interférences 2000, Villette Emergences 2002, Art Outsiders 2002, ou 1er Contact 2002 . (2) Ce secteur de la recherche artistique contemporaine est très actif outre-atlantique et en Europe du Nord, où l'on trouve la grande majorité des diffuseurs, développeurs et artistes. Il y a aussi des lieux plus spécialisés dans la recherche, l'apprentissage ou la production, comme Steim (Hollande), le CNMAT (Berkeley , USA), le MIT (USA), le ZKM ( Allemagne), CCCB (Barcelone) etc...En France, qui est le berceau de ces technologies appliquées à l'art, l'interaction sensitive est utilisée de façon expérimentale, notamment sur des recherches musicales à l'IRCAM, ou plastiques au CICV et dans quelques encore rares écoles des Beaux Arts. |
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Une deuxième caractéristique de cette nouvelle structure est l'évolutivité, liée à la souplesse de gestion: impossible de suivre ces technologies conçues pour être modulaires, en progrès, sans une rotation de matériels et personnels de formation, sans adaptation permanente de la structure financière à des ressources matérielles et humaines fluctuantes. |
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Cette approche nous mène à concevoir un lieu où tous les créateurs et partenaires, pourront :
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La mise en oeuvre d'un lieu national, comprenant à la fois:
-Des ressources
-Des productions de ressources
-Une structure itinérante
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-Des productions de ressources:
En dehors de la gestion de la salle de diffusion présentée ci-dessus, ce lieu n'est pas dédié à la production d'oeuvres, mais à la production de ressources, au conseil et à la recherche.
- Production pédagogique: Ouvrages spécialisés sur les technologies et les pratiques, mise en oeuvre de conférences-ateliers et apprentissages spécialisés, ateliers itinérants. Site web.
- Production médiatique : Ouvrages et périodiques sur l'interaction à distance, lettre d'information en ligne, site web. Espace critique.
- Production technologique: Recherche et développement de systèmes et logiciels, en partenariat avec universités, écoles d'ingénieurs et d'architecture. Bureau de valorisation des recherches.
-Cabinet de conseil . Evaluation de dispositifs et projets artistiques. Aide à l'élaboration de maquettes de projets, réelles et virtuelles . Bourse d'ingénieurs, développeurs et techniciens spécialisés. Base de données en ligne RAZZIA.
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Premiers soutiens à ce projet :
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Institutions ou associations: |
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CICV Pierre Schaeffer (Hérimoncourt) Betaville (Paris) Diables Bleus (Nice) Anomos (Paris) Gratin (Paris) Imal (Bruxelles ) Hypna (Rennes) La Maison sculptée (Amanlis) Atelier de la Lanterne (Nice) Association Internationale des Amis de Nicolas Schöffer (Paris) Fabrik'Images/ Espace Mendès France (Poitiers) La Kitchen, (Paris) Contredanse, (Bruxelles) ...............
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Au plaisir d'ajouter à cette liste le soutien moral de votre institution ou association, en écrivant à :